Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 221 Lyon, 22 octobre 1846. lt M. BERGMANN Mon cher Bergmann, parce que tu as oublié de ré- pondre à .ma dernière, tu t'es sans doute imaginé que je me piquais d'amour-propre, et que je négligeais mes relations. Tu t'es trompé, mon cher ami; et j'espère que sous quelques jours tu seras à même d'apprécier les motifs de mon silence. Une publication écrasante, un métier d'enfer, l'espérance, toujours ajournée, de t'adresser bientôt mon travail, enfin l'ennui d'écrire pour ne rien dire, voilà ce qui a retenu ma plume, et m'a privé de tes nouvelles. Je suis puni de ma longue temporisation; ainsi pardonne-moi, et n'aie pas si peur, à l'avenir, de solliciter un vieil ami quand tu crois qu'il sommeille. Mes Contradictionséconomiques, annoncées depuis si longtemps, ont paru le 1n de ce mois; elles auraient dû paraître le ~- Il paraît que mon éditeur m'a soumis à une censure préalable; quelques emportements qu'il a remarqués çà et là dans mes volumes, lui ont donné des craintes. J'attends tous les jours un envoi de quelques exemplaires, parmi lesquels se trouve celui que je te destine; rien n'arrive, et ie 1ne décide à te prier de BibliotecaGino Bianco
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