Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DE P.-J. PROUDHON. 219 Lyon, 8 octobre 18i6 .. A Mme PROUDHON Ma chère mère, vous voilà donc avec deux petits-fils; je rends grâce à Dieu que votre postérité et la mienne soit assurée. Puisque la femme de Charles est souf- frante et que d'ailleurs elle est de bonne composition, au lieu de vous tuer à fajre le voyage de Burgille tous les jours, je crois qu'il serait à propos que vous vous installiez chez Charles et que vous preniez d'autorité le gouvernement. La direction d'un ménage, comme celle d'un gouvernement revient de droit aux plus capables et aux plus forts; faites donc ce que je vous dis, et si par hasard on trouvait mauvais que vous ayez tant d'em- pire, vous remettriez le marché en main. Mais je vous connais trop bien, chère mère, pour croire que l'on se plaigne jamais de vous. Faites donc le nécessaire, puis- qu'il n'y a personne là. Mon livre est terminé; il a dû être mis en vente à Paris le 5 de ce mois. Ce n'est pas avant cinq ou six mois que je saurai d'une manière définitive ce que le public en pense. D'i~i là, j'ai pris mon parti et je vais tenter quelque chose de plus important. Je vous l'ai annoncé, ce livre BibliotecaGino Bianco

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