Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 2i7 j'aurais placés en concurrence avec vous. J'ai r~connu la, légitimité de cette dette, dont le montant n'irait sûrement pas à cent sous, et vous n'aviez pas besoin de me dire que vous pouviez en fournir la preuve. Du moment que je convenais du principe, c'était tout cons- taté, et je suis fâché que ma parole ne vous ait pas paru suffisante. Mais j'ai dit que je ne vous rembourserai qu'après une liquidation générale, et la raison en est simple: nous sommes en compte l'un avec l'autre, noas avons à exercer l'un vis-à-vis de l'autre certains droits, vous, par exemple, celui de faire livrer 1,000 ou 2,000 Propriétés et 500 Créationde l'ordre; moi, celui de vous en faire prendre livraison dans un cas déterminé, comme aussi de veiller à ce que vous vous occupiez sérieusement et consciencieusement de la vente. Or, que faites-vous aujourd'hui, monsieur P***, que me demandez-vous? Vous voulez, cela est trop clair, ne plus vous occuper de mes publications; de libraire-éditeur que vous étiez, vous vous êtes fait marchand de fournitures de bureau; votre librairie, '1nes ouvrages y compris, est reléguée dans un grenier; plus d'affiches, plus d'annonces, à peine si (le fait est arrivé en ma présence) vous répondez aux personnes qui vous demandent des publications socialistës. A diverses reprises, et sur mes propres indi- cations, vous avez cherché à vous défaire du soin de mes brochures ; tout enfin, de votre part, prouve le désir de liquider, et c'est pourquoi aujourd'hui vous me demandez la valeur de 26/20 JJimanclies et de 200 Blanqui, qu'il m'est facultatif ou de payer ou de couvrir en autres livres; c'est pour cela que vous prétendez n'avoir reçu qu~en dépôt 500 Avertissenients qui vous BibliotecaGino Bianco
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