Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DE P.-J. PROUDHON. :i3 je fais depuis deux ans est le résultat d,une prémédita- tion arrêtée; je veux en avoir le cœur clair, et c'est ce qui, j'espère, ne tardera pas. Je ne gagnerai pas des millions ; pour ceci n'y comptez jamais. Th!Iaisil se pourrait què je ren1ue ropinion plus profondément qu'elle ne l'a jamais été, et qu'un sin1ple projet d'asso- ciation ouvrière, dans lequel le concoursdes capitalistes serait inutile, présenté par moi, changeât entièrement la face des choses. Les résultats seraient si gigan- tesques que les bras en tomberaient à la réflexion. MM. Gauthier savent quelles sont 1nes vues, et quoique je leur aie dit que leurs n1illions, comme ceux de bien d'autres, pourraient bien s'y vaporiser, ils ne n1'en disent pas moins : Marche ! Si je me trompe, j'en serai quitte pour dire mon Confiteo1~ et prendre tout à fait la correspondance de mes patrons. Si j'ai raison, mon plan sera réalisé malgré tout, ou j'y perdrai la tète ; j'y suis bien résolu. Vous aurez votre deuxième représentation électorale. Je connaissais la protestation faite contre Convers , mais je n'en savais pas tout le contenu. On 1n'avait parlé d'un bulletin barbouillé ou mal exprimé ; ce qui ne pourrait faire de difficulté, la loi disant expressé- 1nent que les suffrages exprimés comptent seuls, et quo la majorité ne se compte à la suite du scrutin que sous déduction des bulletins nuls. Mais je n'avais pas entendu parler des deux électeurs dont les fils, non électeu,rs, ont écrit leurs bulletins ; or, je me demande pourquoi ces bulletins, dépourvus par la formalité prescrite , n'ont pas été simplement déclarés nuls , comme ceux dont l'énoncé est fautif? La Chambre a commis, en annulant cette élection pour un pareil motif un acte d'arbitraire, el, il faut le dire, de haute BibliotecaGino Bianco

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