Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

, !06 ' CORRESPONDANCE Lyon, 2 juillet 1846. A M. ACKERMANN Mon cher Ackermann, une lettre, que je reçois de Dessirier, m'annonce votre arrivée à Pont-de-Roide. Vous avez eu grand tort de ne nous donner aucun dé- tail sur votre maladie, qui, ce printemps, nous a tous mis en peine, Haag, Tourneux, Maguet, Dessirier et moi. Aujourd'hui même, j'ignore absolument quelle est. la nature de cc n1al, dont Mme Ackermann nous a parlé comme d'un rhum0 ou affection de poitrine. Comment puis-je croire que vous êLC'Spoitrinaire, vous autrefois si vigoureux compagnon, et dont la vie a toujours été ~i réglée et si sage? EL si vous n'êtes pas poitrinaire, quelle espèce de maladie peut êLre la vôtre, et quel · danger courez-vous? A ne juger que par le passé, nous avons tous dit, mon cher A.ckermann, que votre mala- die était une chimère; obligez-moi donc de m'écrire quelques lignes et de vous expliquer clairement, si vous ne voulez désespérer mon amitié. J'ai reçu dans le temps vos diverses publications, dont je vous fais mes compliments très-sincères. J'en- trevois à travers vos paradoxes (il n'appartient pas à tout le monde d'avancer des paradoxes) une suite Biblioteca Gino Bianco

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==