Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

200 CORRESPONDANCE sir; et qu'en conséquence, nous ne devons point poser l'aétion révolittionnaire con1me1noyen de réforme sociale, parce que ce prétendu moyen serait tout simplement un appel à la force, à l'arbitraire, bref, une.contradiction.Je me pose ainsi le problème : fait·e 1~ent1·e1 1 dans la société, pa1·uneco1nbinaisoéncononiiquel,es1·iclzesseqsui sontso?'·ties de la sociétépa?''une aitt1·eco1nbinaisonécononzique. En autres termes, tourner en Éconon1ie politique, la théorie de la Propriété, contre la Propriété, de 111anière à engen- drer ce que vous autres socialistes allen1ands appelez comniunauté, et que je nie bornerai pour le 1110111ent à appeler libe1·té,égalité. Or, je c_rois savoir le n1oyen de résoudre, à courl délai: cc problème: je préfère clone faire brûler la Propriété à rictit feu, plutôt que de lui donner une nouvelle force, en faisant une Saint-Bar- thélemy cles propriétaires. 11 on prochain ouvrage, qui en cc 1noment est ù n1oiti~ de son impression; vous en dira davantage. Voilà, mon chrr philosophe, oü j'en suis pour le n101nent; sauf à n1e tromper, et s~il y a lieu, à recevoir la. férule de votre main; ce à quoi je 1ne soumets de bonne grâce, en altcndanL nia revanche. Je dois vous (ljrc en passant que telles me semblent être aussi les dispositions de la classe ouvrière de France; nos prolé- taires ont si grande soif de science, qu'on serait forl mal accueilli d'eux, si on n'ayait à leur présenter à boire que du sang. Bref, il serait à 111011avis d'une mauvaise politjque pour nous de parler en extermi- nateurs; les moyens de rigueur Yiendront assez ; le · peuple n'a besoin pour cela d'aucune exhortation. Je regrette sincèrement les petites divisions qui, à ce qu'il paraît, existent déjà dans le socialisme allemand, et dont vos -plaintes contre ~I. G*:-ré~t-: m'offrent la preuve. BibliotecaGino Bianco

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