Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

180 CORRESPONDANCE Lyon, 10 juin 1845. A M. MAURICE Mon cher ~Iaurice, je suis parti, dünanche à cinq heures, avec une telle précipitation, que je n'ai pu 1nème vous écrire un mot, pour vous prier d'ajourner uotre rendez-vous de den1ain. Il était tombé au bureau de la maison de Lyon deux. ou trois feuilles de papier tünbré, pour lesquelles ces niessieurs ont souhaité ma présence, et je nie suis 1nis en route. Il ne s'agissait <JUed'une bagatelle qui n'aura pas même de suite; niais je n'en passerai pas 111oinsla quinzaine à Lyon et peut-ètre davantage. Présentez mes respects à l\,Imcs ~Iaurico et Blecher et 1nes amitiés à votre petite fille. A ma pren1ière visite, nous reprendrons la cor;.versation sur l'éùucation des fllles, et nous ajouterons un chapiLre au traité de Fénelon. Cela no vous sera pas difficile : quand on a l'ân1e aussi sensible, les sentiments aussi bien placés <JUe nI 111 cs Blechcr, on a tout ce qu'il faut pour faire une excellente éducation. Ainiez-vous les iins les autres, dit l'Évangile; c'est leJJliisgrand coni1nandeuient. Pour bien élever les enfants, aimez-les et apprenez-leur à aimer; cle l'amour, toujours de l'amour, voilà le secret et l'np- Biblioteca Gino Bianco 1

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