Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

178 CORRESPONDANCE quelque infidélité de commise. Mais je n'ai jamais pu croire, et je ne crois pas encore, que cette femme, non plus que ta nièce, que j'ai pourtant surprise en flagrant délit, n'aient jamais fait tort en six ans de quatre pièces de cent sous. C'était impossible, puisque je n'avais rien à vendre , et que rien n'a jamais été encaissé que par moi; je n'ai pas besoin de t'en dire davantage. Tu feras bien de t'occuper de plantations et de jardi- nage; cela vaudra mieux que d'aller cancaner à Besan- çon et d'y dépenser ton argent. Avant d'aller voir rétat de tes arbres, je compte faire un tour à Lyon, et par conséquent, je m'attends à quitter Paris vers la fin du courant. Ainsi, désormais tu pourras 111'écrirechez Gauthier frères. Tu diras à 1na 1nère de chercher n1on brevet d'ün- prin1cur et do l'envoyer in11nédiai.en1ent à J\I. Maurice, qui en a besoin. Bintôt 7 à cc qu'il paraît, est dans 1'e111barras; il cosse de payer, et des syndics ont été nominés pour exan1iner sa situation. Bintôt n'a jamais eu avec lui quo sa f emmr, ses deux den1oisollos et des personnes bien sûres et bien fidèles ; tu vois cependant qu'il csL enfoncé co1nme je l'ai été. Il y a vingt ans qu'il creuse sa tombe. Si 1na mère a besoin de fonds, qu'elle aille trouver 11. Micaud; il lui remettra ce qu'il lui faudra et m'en üonncra avis. Quant à toi, mon cher père, tu as tes ressources personnelles, et je ne trouve chez qui que cc soit aucune espèce de créclito Fais-1noi le plaisir de te le rappeler. Tu diras saus doute encore que je n'en use pas avec toi comn1e avec ma mère ; m_ais t1J. dois penser quo je ne suis pas arrivé à trenLe-sept ans sans réfléchir, et BibliotecaGino Bianco ·,._,

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