Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

• DE P.-J. PROUDHON. encore dans une position normale. Du reste, on ne peut se montrer mieux disposé que MM. Gauthier, et je ne crois pas trop dire, en reconnaissant qu'ils auront remplacé pour moi l'Académie de Besançon; grâce à eux, je puis poursuivre mes études. Voici ce que j'aurai gagné à faire connaissance avec les économistes. M. Gu~llaumin, éditeur officiel de la Revue et de toutes les publications ancieunes et mo- ùernes qui concernent cette science, n1'ayant fait des offres, je suis convenu avec lui de lui livrer le manuscrit d'un nouvel ouvrage qui n'aura pas moins de deux in-8°. Depuis mon passage à Strasbourg, je n'ai cessé de m'occuper de cette affaire et d'amasser des maté- riaux. Guillaumin me fera l'avance de '1,000 francs, à diverses échéances, aussitôt qu'il aura le quart du 1nanuscrit. Tu vois que je commence à acquérir quel- que valeur aux yeux du public. Il y a tant d'auteurs ùe mérite, obligés de faire les frais de leurs publi- cations! Maintenant, voici quel sera le sujet de mon travail: L'Académie des sciences morales à mis au concours : 'l O Le problème de la répartition du salaire, lequel embrasse celui de la détermination de la valeur; 2° Celui de l'assurance, lequel n'est au fond que celui de la soli~arité ou de l'association ; 3° Les conséquences l}our l'avenir dit goût, dit bien-êtreniatériel, question crui aboutit selon moi à reconstituer toute la morale ; 4° La misère, c'est, sous une autre forn1e, le problème de l'inégalitédes conditions. Ne pouvant arriver à te1nps pour le concours qui est fermé depuis le 30 septembre, j'ai pris mon temps pour 1nieux faire. Dans mon opinion, ces quatres questions ne se peuvent résoudre l'une sans l'autre, c'est du BibliotecaGino Bianco

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