Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DE P.-J. PROUDHON. 161 tible. Ce moment ne peut tarder beaucoup ; alors la France prendra place irrévocablement à la tête de l'humanité. Le socialisme n'a pas encore conscience de lui- même; aujourd'hui il s'appelle co1nmunisme. Les com- munistes sont au nombre de plus de cent mille, peut- être de deux cents. Je travaille de toutes mes forces à faire cesser les dissidences parmi nous, en même temps que je porte la discorde dans le camp ennemi. Tour à tour négociateur, spéculateur, diplomate, économiste, écrivain, je provoque une centralisation de forces qui, si elle ne s'évapore en verbiage, doit tôt ou tard se manifester d'une manière formidable. La moitié du siècle ne s'ééoulera pas, je n'en fais aucun doute, sans que la société européenne ne ressente notre puissante influence Tout cela, du reste, se fait au grand jour, à la face du soleil. Nous ne conspirons plus, nous usons de la liberté qui nous est laissée. Remerciez le docteur Mégal de la communication de son manuscrit. Il y a des choses excellentes et que j'ai pris la liberté de transcrire; mais franchement, il n'est pas possible de publier un pareil ouvrage. Si vous devez me répondre d'ici à quelques mois seulement 1 adressez toujours votre lettre à Dessirier ou bien à Haag, car je ne suis à Paris que temporairement. Ma résidence est toujours à Lyon. Je vous embrasse de tout mon cœur, mon cher Ackermann. P.-J. PROUDHON. CORRESP. II. 11 BibliotecaGino Bianco

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