Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
CORRESPONDANCE Paris, 4 octobre 1844. A M. ACKERMANN Mon cher Ackermann, il y a six mois que je remets pour vous répondre. Dernièrement, le bruit ayant couru que vous veniez, je crus devoir attendre encore, autant par paresse que pour ne pas faire une chose inutile. Maintenant on dit que vous ne pouvez quitter Berlin, et je ma décide. Vos deux dernières rn'ont fort réjoui, surtout celle où je me trouve classé dans les véhéments, avec Rous- seau, Fallot et M. Perdrizet, que je ne connais pas. Véhément doit venir de béhérnotk, dont il est parlé au livre de Job; c'est un animal de la famille des colé- riques. J'espère, mon cher, que vous ne vous séparez pas de nous; ce serait nous faire tort et vous traiter avec peu de justice. Vous me dites ailleurs que vous êtes fin connaisseur en femmes. Assurément, mon brave philologue, ce n'est point Mme Ackerrnann que je vous citerai en preuve du contraire; de ce côté je suis parfaitement renseigné, très-édifié, et n'ai, ainsi que tous vos amis, à vous faire que des compliments. Mais lorsque, tout en m'an- ' nonçant votre mariage, vous me faisiez confidence de BibliotecaGino Bianco
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