Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
146 CORRESPONDANCE En général , les hommes clairvoyants de ce pays pensent que la partie de chemin de fer de Paris à Mar- seille comprise entre Chalon et Lyon ne fera pas ses f 1 rais et ne pourra lutter contre la Saône sous AUCUN RAP.PORT. Tu peux consulter à ce sujet mon petit Mémoire. Ne pourrais-tu prendre connaissance d'une affaire dont je t'ai parlé autrefois, concernant deux amendes de navigation infligées à n1es patrons? Je viens, pour la deuxième fois, d'écrire à cet égard au ministre des travaux publics ; ma_lettre doit lui parvenir en même temps que celle-ci te sera rendue. Tâche donc, je te prie, de jeter un coup d'œil sur cette affaire . et de prendre connaissance de la pétition envoyée en mars ou avril. Je te jure que les faits se sont passés comme je les rapporte. Une bètise, au devant de laquelle M. Gauthier, soit par négligence, soit par empêche- ment, n'a pas couru, s'est envenimée, aggravée et tra- duite à la fin en une amende de 1,000 francs. L 'injus- tice, le ridicule de l'affaire sont encore plus vexatoires que le chiffre de l'amende, et MM. Gauthier, avant de porter leurs plaintes dans le journal de l'endroit, aime- raient mieux en finir administrativement. Lis seule- ment nos pièces, et je compte que tu nous recomman- deras. Il ne s'agit pour nous que d'obtenir un peu d'attention. Je suis enchanté de te savoir heureux et je te remer- cie des vœux que tu fais pour mon établissement. Ackermann, Bergmann, Haag m'en ont dit autant que toi. Malheureusement, je ne suis ni officier de l'Uni- versité, ni chef de division d'un ministre, ni éditeur des œuvres d'un roi. Je suis tout simplement un excommunié. L'apparition de mes brochures m'a fait Biblioteca Gino Bianco
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