Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

• ·140 CORRESPONDANCE notre entendement, qui rend également raison de l'ordre et du désordre, de ce què nous appelons bien comme de ce que nous qualifions mal, d'une loi qui explique l'utilité providentiells de l'usurpation, de la tyrannie, de l'esclavage, du paupérisme et de toutes les catastrophes et perturba tians des sociétés, et qui ~nousdécouvre le mystère de cette alchimie divine, comme dit je ne sais plus quel économiste, par laquelle le mal tourne tou- jours à bien dans le monde. Tel est, dans ses termes les plus généraux, le plan de mon livre, pour la publication duquel je souhaite- rais, Monsieur Guillaumin, m'entendre avec vous. Le développement des idées et la froideur de la doctrine m'obligent à renoncer, pour cette fois, à mes habi- tudes de publications populaires et à bon marché ; mon manuscrit ne fournira pas moins de 6 ou 800 pages in-8. Au surplus, je m'efforcerai tant que je pourrai de me réduire et d'être court. ~faintenant, Monsieur Guillaumin, permettez-moi de vous dire un mot des conditions. D'abord, bien .que vous soyez l'éditeur officiel de tous les ouvrages d'Economie politique qui paraissent en France, j'entends avoir la liberté de mes opinions , quelque différentes qu'elles puissent être de 1\'IM. Dunoyer, Rossi, Troplong, etc., etc. - J'entends, de plus, user largement, sauf le res- pect dû aux personnes et les égards que méritent les positions et les talents reconnus, du droit de réfutation et de critique. Pouvez-vous, 1\iionsieurGuillaumin, me garantir cette double franchise? De mon côté, je promets, et je ne devrais pas avoir besoin de vous le dire, d'y mettre la forme la plus polie, la plus académique possible. Grâce à vous , Monsieur Guillaumin , et à l'obligeance de Biblioteca Gino Bianco

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