Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

138 CORRESPONDANCE Lyon, 1~ août 1844. A M. GUILLAUMAIN, LIBRAIRE. Je vous avais promis d'aller vous voir avant mon dé- part de la capitale; un ordre de ma maison m'a fait partir si précipitamment qu'il ne m'a pas été possible de tenir ma promesse. Aujourd'hui, je viens vous pro- poser de renouer le fil de l'entretien._ Ainsi que j'ai eu l'honneur de vous le dire, je m'occupe d'un travail dont le but essentiel est d'appliquer les principes connus et , ad1nis, les lois désormais irréfragables de l'Economie politique, à la solution de quelques-unes des questions sociales qui sont à l'or,lre du jour, ainsi qu'à l'examen de notre système constitutionnel et de nos codes. Vous sentez, monsieur, que je n'ai ni ne puis avoir la préten- tion de réformer seul tout cela ; il y a de la besogne pour cent économistes travaillant de concert. Il s'agit seulement d'ouvrir la route et de faire un premier pas. Par une coïncidence singulière et que je désirerais ne pas laisser échapper, l'Académie des sciences morales et politiques a posé une série de questions qui, bien considérées, étudiées dans leur profondeur, embrassent toutes les grandes divisions et tout l'ensemble de la science. L'Académie a fait plus, elle a invité les con- Biblioteca Gino Bianco

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