Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

, 124 CORRESPONDANCE tement épuisé, ainsi que le JJirnanclie, tiré à 1,500; je n'ai pas encore fait mon entrée dans le monde littéraire proprement dit. Je ne suis connu que des radicaux et des hommes spéciaux de la science. J'ai rencontré, à ce dernier voyage à Paris, de nou- velles et nombreuses sy~pathies. J'ai fait la connais- sance de la Société des Economistes, entre autres du beau-frère de Blanqui et de son collègue M.Wolowski. .. Que vous dirai-je enfin? .. J'ai l'espoir, assez bien fonde ce me semble, non de faire mon chemin dans la carrière des emplois, - il faudrait presque une révolution pour què cette carrière me fût ouverte, - mais d'acquérir une certaine considération dans le monde philosophique; ce qui ne m'empêchera pas de m'occuper d'affaires commerciales. Je comptais, mon cher Maurice, vous faire parvenir les intérêts que je vous dois; voici ce qui m'arrive : le fils Dessirier a fait une entreprise de librairie qui l'a endetté; de plus, il a souscrit des billets à ordre dont l'échéance vient toujours plus vite qu'il ne s'y était attendu. Je lui ai prêté, il y a deux mois, cent francs que je comptais retrouver en mars ou avril; mais loin qu'il puisse me rembourser, il aurait grand besoin que je raidasse encore. Comme je redevais au père Des- sirier 167 francs sur ses vieux comptes, je vais, puisque je suis en train, éteindre cette dette, en faisant un nou- veau prêt au fils; ce sera autant de soulagement pour moi. Sans cet incident, j'aurais satisfait à ce que je vous dois, car je m'étais proposé d'être exact au terme et d'ajourner encore le père Dessirier, qui n'a pas besoin. Maintenant les rôles sont changés, et je vous prie de ne pas vous impatienter. Je vous le répète, je compte venir à bout de tout ; décidé à vivre vieux Biblioteca Gino Bianco •

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==