Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 123 Micaud, sorti de prison avec dix fois plus de dettes que je n'en ai, et qui, en dix ou douze ans, est parvenu sinon à tout payer, du moins à satisfaire les plus criards et à se ménager une vie confortable. Eh bien ! je suis mieux qu'il n'était lors de son entrée chez les Gauthier, et j'ai devant moi encore d'assez belles espé- rances, malgré tous les contre-temps. Je tirerai parti de Be 1 rgie1· comme je vous l'ai dit, mais il faut pour cela que j'aie le temps de refaire ma G1·ammaire; c'est ce dont je m'occuperai à mon retour, après la publication de l'opuscule que je tiens. Cet opuscule a pour objet d'aider l'écoulement de tout c qui me reste de brochures politiques. Je crois que Prevôt est payé pour tenir ces brochures enterrées dans sa boutique. A chaque instant j'entends des gens se plaindre que mes livres ne sont pas connus; c'est une chose étrange que la vente ne s'en fasse que par la propagande spontanée des lecteurs. Vous sentez que les livres sont comme toute autre chose, objet de commerce; qu'à ce titre ils ont besoin d'annonces, d'étalage, etc. Eh bien ! je suis proscrit de chez mon propre libraire, lequel cependant se prétend satisfait de la vente. J'ai pris d'autres dispositions et je vais le quitter. Je compte donc, ma nouvelle brochure livrée à la circulation et mes maculatures vendues, former de tous mes Mémoires d'Economie politique un chc,ix expurgé, augmenté, amélioré, et le publier par l'entre- mise du libraire Guillaumin, qui a la spécialité des ,,,. Economistes. En vérité, mon cher Maurice, bien que j'aie déjà débité près de 3,000 exemplaires de la Pro- priété, autant de la Lettre à Blanqui; bien que l'.Aver- tissementauœpropriétaires, tiré à 1,000, soit complé- Biblioteca Gino Bianco
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