Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

122 CORRESPONDANCE conjointement avec Beritot, m'a fait faire des proposi tions pour prendre la rédaction de ce journal. Or, ces propositions me sont venues deux jours après le départ de ma lettre. Comment, Chalandre causant avec vous, n'a-t-il pas senti qu'un moyen d'obtenir mes services était de m'aider dans l'écoulement de mon Bergier? Je vous avoue que, malgré ma très.-grande répugnance pour le journalisme, j'aurais prêté l'oreille aux offres qui m'étaient faites, si j'avais rencontré dans Chalandre un peu de bonne volonté. Mais cet homme ne sait ce que c'est qu'obliger : à plus forte raison, il ne comprend pas qu'un léger sacrifice peut être quelquefois très- profitable. Pour achever de vous mettre au courant sur cette affaire du Franc-Cmntois, je dois vous dire que j'ai répondu en substance à l'entremetteur (M.Micaud aîné) qu'avant d'accepter j'avais besoin d'être renseigné sur plusieurs points; si les nouveaux entrepreneurs du Franc-Comtois savaient qui je suis, et s'ils étaient décidés à me donner carte blanche? 2° si M. Chalandre était dans l'intention de me faire subir, à moi, rédac- teur, la censure de l'archevêché, dont il est imprimeur? Je passe le reste sous silence. M., Micaud m'a répondu , dans la lettre qu'il vous a remise, que Chalandre viendrait à Paris pour l'Exposi- tion, et qu'il me verrait. Mais aujourd'hui j'ai pris mon parti; ma place chez MM. Gauthier frères me vaudra plus que celle de rédacteur; et je me suis entendu avec ces Messieurs pour pousser mes études en même temps que je m'occuperai de leurs affaires. A propos d'affaires et d'études, je dois vous dire où j'en suis. Ce qui me soutient le courage ~est l'exemple de Biblioteca Gino Bianco \

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