Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DE P.-.J. PROUDHON. i21 Paris, 29 mars 1844. A M. MAURICE Mon cher Maurice, en même temps que vous me mandiez le résultat de votre démarche auprès de Cha- landre, M. Guyet, libraire à Lyon, m'écrivait de Stras- bourg que les Bergie1~ ne se vendaient pas. Décidément cette affaire est mauvaise pour nous : d'une part la maison Gauthier, qui seule pouvait nous écouler cet ouvrage, nous ayant manqué, et de l'autre le clergé s'enfonçant plus que jamais dan~ les platitudes dévo- tieuses et tournant le dos aux études solides. Certes je n,aurais pas donné les mains à une pareille entreprise, si en 1837, j'avais connu l'esprit clérical comme en 1843. Si vous avez jeté les yeux sur le chap. III de mon der- nier ouvrage, vous aurez pu y lire ce que je pense et ce que j'attends de nos prêtres. Mais, laissant les calotins pour ce qu'ils sont, j'ai peine à concevoir le procédé de Chalandre. Ce que la lettre que j'écrivais à ma mère ne pouvait vous apprendre, parce que je n'étais pas moi- même renseigné lorsque je l'ai écrite, c'est que M. Cha- landre, aujourd'hui propriétaire du Franc-Comtois, Biblioteca Gino Bianco

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==