Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

, . CORRESPONDANCE était besoin, vous pourriez vous faire présenter à lui, soit par M. Micaud à qui vous communiqueriez ma lettre, soit par M. Maurice, notre député, votre ancien condis- ciple, qui est bien avec M. Jacquard et vous veut du bien. Avec la recommandation de M. Jacquard, vous écririez directement à la Compagnie d'assurances l' Ur- lJaine à Paris, vous vous réclameriez de M. Monnerot, son inspecteur à Lyon, et, je ne doute pas que vous ne soyez nommé. C'est un emploi agréable, facile, qui peut devenir lucratif, et au pis-aller ne vous produira jamais moins que l'imprimerie. Je vous assure, que si je n'étais re- tenu ailleurs, j'eusse recherché la place pour moi-même. Joignez à cela qu'elle vous lais se la plus grande liberté. M. Monnerot ou la Compagnie vous donneront au sur- plus les instructions que vous aurez à suivre. J'ai étu- dié ici la matière : c'est facile. Je vous supplie, n1on cher Huguenet, par amitié pour moi et en souvenir de notre si longue confraternité, de ne pas négliger cette affaire. Indépendamment de la solde, vous y trouverez la liberté, l'indépendance et une occasion de former et d'entretenir une foule de re- lations précieuses pour vous et vos enfants. Faire des visites, causer avec les gens, recevoir et verser des fonds, -voilà en somme ce que vous aurez à faire. Bonjour au père Dessirier; je n'oublie pas ce que je -vous dois à tous deux; mais mes n1oyens sont toujours moins grands que ma reconnaissance. Ren1ettez l'incluse à son adresse. Je vous 5erre la main. P .-J. PROUDHON., Biblioteca Gino Bianco

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