Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
... \ DEP.-J. PROUDHON. Paris, 15 nove.mbre 1840. A M. ACKERMANN Mon cher Ackermann, vos critiques sont judicieuses; tout le monde me les a faites, et je ne puis avoir raison contre tout le monde. J'ai d'autant plus tort dans la , fòrme de mon argun1entation, que ma dialectique est invincible et que deux éléments omis jusqu'à ce jour par les économistes dans leurs spéculations politiques et industrielles, et rétablis par moi, renversent de fond en comble toute notre .jurisprudence et notre police adn1inistrative. Je n'ai qu'une excuse : quand un homme, à près de trente-deux ans, est dans un état voisin de l'indigence sans qu'il y ait de sa faute; quand il vient à découvrir tout à coup, par ses méditations, que la cause de tant de crimes et de misères est tout entière dans une erreur de cornpte, dans une mauvaise comptabilité; quand en méme temps il croit remarquer chez les avocats du privilége plus d'impudence et de mauvaise foi que d'incapacité et de ,bétise, il est bien difficile que sa bile ne s'3llume et que son style ne se ressente des fureurs de son ame'. Vous en parlez à votre aise, vous, artiste, pour qui tout ce qui s'écrit ne semble Biblioteca Gino Bianco I . I I
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