Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

,; DE P.-J. PROUDHON. physicien, il faut commencer par savoir quelque chose, et que celui qui prétend faire de la méta- physique en dehors de toute science est un homme, comme dit saint Paul, velut aes sonnansaut cymbalitm tiniens. J e bannis la logique, telle qu' on l' enseigne depuis Aristote, de tout enseignement; j 'attribuerai volontiers à cette logique tous les maux et toutes les erreurs du genre humain. La logique syllogistique est la première forme de raisonnement, que la raison, se débarrassant de sa spontanéité, emploie; Aristote n 'a fait que la réduire en art et en préceptes; mais c'est une source d'erreurs. Or, si cette logique est fausse jusque dans son procédé, ce que je prouverai aisément, par les syl- logismes les plus parfaits que les logiciens citent en exemple, une bonne partie de la philosophie de Kant s'évanouit. Pour tout dire enfin, Kant aussi bien quo les autres, dans sa logique, dans sa raison pratique et dans sa raison pure, me semble avoir commencé par où j 'eusse voulu finir. Elmerick doit étre encore à Strasbourg; il doit 80 francs à Ackermann. Haag de son còté lui en doit au moins autant. Ackermann avait compté que ces deux messieurs s 'acquitteraient envers lui en payant les dettes qu 'il a laissées chez son tailleur et son bottier ; ils n'en n'ont rien fait. Deux mémoires de fournitures ont été présentés, je crois, à M. Bourret, qui les a pré- sentés à M. Cuvier, qui me les a renvoyés à Besançon · par M. Cucuel. J'ai réprimandé Haag de sa négligence; fais en autant à Elmerick si tu le rencontres. Je t'embrasse de tout mon cmur, et je te prie d'excu- ser mes longues causeries. Je me propose de t'écrire encore une fois avant le nouvel an. Ma petite impri- Biblioteca Gin Bianco

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