Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

I DE P.-J. PROUDHON. 247 J,ai fait ici une conquète illustre, un jeune l1omme de vingt-cinq ans, mon compatriote, très-fort méta- physicien, savant en histoire, auteur d,une histoire philosophique de la Révolution fr ançaise, en deux volumes in-8°. Cet ouvrage est encore manuscrit; rau- teur y détermine la part que chaque province a prise all mouvement de 1789 à 1800. L,exposé sommaire qui m'en a élé fait pro111et un ouvrage méthodique, profond, exempt de bavardage et de vaines imaginations; par- tant un ouvrage qui fera tort à nos célébrités histori- ques, et conséquemment enfin qui sera peu loué. La propriété est dans la science; tu le sais mieux que per- sonne. Je désire donner à mon second Mémoire autant d,amé- uité, de politesse, de graces insinuantes qu'il y a de colère et de rudesse dans le premier. J e sens aujour- d'hui que je n1e suis fait tort par ma violence, et je veux tacher de le réparer. Je déplore ce malheur d'au- / tant plus qu,en vérité je me trouve, après lecture, trop fort pour avoir de gros mots. Néanmoins, à part quel- ques phrases choquantes, je laisserai subsister mon Mémoire tel qu ,il est, parce que ce sera pour moi une matière de critique et d,examen. J\iais je suis las de ne parler que de moi. Maguet, Haag, Dessirier et jusqu'à M. Villars; le con1mensal du dernier, me prient de te faire leurs ami- tiés, et de te présenter leurs salutations. Réclam, que j'ai vu aujourd,hui, m,a répété combien tu avais été peiné de n,avoir pu n1,attendre. Mon cher Bergmann, tu as ici de vrais amis et des admirateurs intelligents et sincè~es. On m'a parlé d'un article de la Revue de Paris, dans lequel un roquet littéraire avait essayé de te mordre; je ne pense pas que tu attendes, à cet égard, Biblioteca Gino Bianco

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