Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
r t ,. ,, DE P.-J. PROUDHON. 233 vous acceptez quelques parties, et que vous en repous- sez d'autres; je vous serais pourtant obligé de me for- muler d'une manière plus précìse vos critiques. C'est ee qu'a fait Bergmann, de Strasbourg. Je me propose d'écrire un second Mémoire sur la Propriété, plus inté- ressant que le premier ; et ce serait pour moi un triomphe d'avoir quelques assertions à redresser dans mon propre ouvrage, afin de mieux faire comprendre au public que la philosophie est une science d'observa- tion, déduite ou plutot induite d'une multitude de faits, et que la rnétaphys\que est fondée sur une espèce d'opération intellectuelle plus difficile encore que l'al- gèbre, et tout aussi certaine. Voilà ce que je vouclrais faire dans mon second Mémoire, et ce que vos obser- vations me permettraient sans doute d'exécuter. Je n'accepte pas l'épithète de cynique que vous me décernez, et qui n'est juste que pour un auteur qui raisonnerait au point de vue d'une société différente de celle que je me fais par anticipation. L'égalité supporte la vivacité et la brusquerie des formes; elle amène mème l'invective et le sarcasme, lorsqu'un des conten- dants élève ses prétentions au delà de son droit. Cette , seule rernarque justifie tout mon style, que je modé- rerai davantage une autre fois, mais que je ne pourrais changer sans mentir à moi-mème et sans commettre un contre-sens. J'écrirai incessamment à Bergmann pour lui deman- der ses thèses et lui faire parvenir votre ouvrage. - Je suis absorbé par le travail mécanique de l'impri- merie ; j 'ignore quand je reprendrai des études sans lesqu.elles je ne puis plus vivre, et je m'occupe eu ce moment de m'assurer du travail et du pain. Je n'ai pas lu entièrement votre philosophie élémen- Biblioteca Gino Bianco
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