Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
... OORRESPONDANCE bavard, égoiste, orgueilleux et dupe. Depuis les mou- tards jusqu'·aux pairs et aux ministres, tout est livré à la cupidité et au plaisir. On marche sur ceux qui se pament de faim : pourvu qu'on braille dans un ban- quet politique et qu'on se livre au ribaudage, on est content. Nous sommes au temps de Commode et de Caracalla. M. Bounet n'est pas plus content de son sort que moi; il me disait hier que vous pourriez hien pousser jusqu'à Saint-Pétersbourg; je vous le conseillerais volontiers si cela ne vous éloignait pas de plus en plus; car il me semhle que plus on se rapproche des Scythes, plus on marche vers la civilisation. ,, Ecrivez à Bergmann, à Strasbourg, pour lui et pour moi ; vous recevrez nos lettres en méme temps. J'espère qu'une autre fois je vous ,en dirai davantage. Ma pensée est pauvre, comme mon cmur est désolé.. Cependant je vous aime, et si je vous savais content j'en éprouverais du soulagement. Votre ami pour la vie. P. -J. PROUDHON. P.-S. 'Tous les amis vont bien; tous font cause com- mune avec moi pour la propagation de la vérité. J e joins à mon travail sur la Propriété un dìscours sur le Dimanche, pour le premier honnéte homme que vous rencoritrerez. Biblioteca Gino Bianco
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