Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
• 216 CORRESPONDANCE 1e m'y p.erdrai. Je ne travaille pas pour fa.ireun métier; ·à travailler pour vivre, je préfère. l'atelier à la plume. Or, il m'est acquis désormais que mes études ne me rapporteront jamais un centirne, du moins je ne l'espère pas. C'est triste! direz-vous; non, n1on cousin, c'est nature!. f Je m'occupe à mettre la dernière main à un manus- crit que je compte imprimer à Paris sous peu. Il me tarde que cette affaire soit bientòt terminée, parce que les détails d'impression et de révision prennent toujours beaucoup de ternps, et que je ne voudrais pas n'avoir fait que cette .seule étude dans mon année. J'espère, mon cousin, vous ernbrasser avant peu, étant bien résolu d'assister au congrès scientifique qui doit avoir lieu à Besançon en septembre prochain, et de profiter de ce temps pour faire un bout d'inventaire à mon imprimerie. Je fais un ouvrage diabolique et qlli rn'effraie moi- meme; j'en sortirai brillant comme un ange, ou brulé comme tin diuble; priez Dieu pour moi. Bonjour, rnon cousin. P.-J. PROUDHON • ... ... Biblioteca Gino Bianco .J. .t.
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==