Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
CORRESPONDANCE mais une démonstration digne d 'Arlequin ; en sorte que je regarde mon travail, non comme une _étude, mais comme un sacrifice. Il faut bien que quelqu'un sedé- voue pour que les autres étudient : eh bien I étudie ' pour moi, tandis que je ferai la guerre. Tu me trouveras un jour b.ien ignorant; mais tu te souviendras que mon ignorance est venue de la bétise des autres. Je compte allerte voir cet automne, car je ne revien- drai pas à Paris. Ackermann se plaint des difficultés de la langue allemande, qui lui donne plus de fii à retordre qu'il ne s'y attendait d'abord. Ses affaires sont assez médiocres. Tous nos amis te saluent et me chargent de t'exprimer leur sincère affection. Marque-moi combien d'exemplaires tu désires que je t' envoie; tu les placerais, et pour n'avoir pas l'air d'un colporteur, tu pourraìs dire, ce me semble, que c"est une òonneceuvre, faite par souscription. Au reste, je les débiterai encore mieux moi-méme ; et je ne doute pas que cette impression, qui m'oblige à t'emprunter, ne 1ne rapporte de quoi te rendre. Adieu, je t'embrasse de tout mon coour:;dans un mois tu auras de mes nouvelles. p. -J. PROUDHON. P. 8. J'aurai soin de tes lettres, en cas de malheur. -Biblioteca Gino Biancd
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