Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
• !08 CORRESPONDANCE payé, mais je ne compte plus sur rien, si ce n'est de payer les frais de la traite. Vous recevrez du reste les 180 fr. 80 aussitòt que je les aurai, à Besançon, par les mains de M. Huguenet, à qui j'adresserai l'argent. Je sou.haite prospérité à Bintot; mais je crois qu'il n'avait pas besoin de s'accrocher à cette nouvelle galère, ou pour mieux dire à ce brulot. Bintòt vit au jour la journée depuis vingt ou trente ans·; il a envie de se faire sauter. J'irai voir MM. Gaume et leur proposerai des Jeunes de J.-C. Je n'en attends pas grand'chose. Cet ouvrage convient particulièrement à Bailly, qui réunit dans son magasin tous les livres de cette couleu~, ceux mème qui sont défendus, l'Amour le plus pur, par exemple. Il faudra s'entendre avec lui. Vendez pour tout ce qu'on vous donnera. Je compte toujours vous revoir en juin ou juillet. Si l'Académie, fidèle à ses principes d~ cagotisme et de monarchisme rétroactif, refuse de prendre en considé- ration mes nouvelles recherches, je quitte aus•sitot la littératll:re, que je n'aime pas, et je rentre dans mes oc- cupations bourgeoises, attendant pour écrire que le loisir et le rcpos me viennent. J e vous salue. P.-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco'
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