Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
CORRESPONDANCE lui Oterle jugement. Il ne faut rien épargner pour l'em- pècher d'accomplir son malheur, dussiez-vous, ainsi que moi, lui déplaire et vous en faire une ennemie. Regardez sa haine aussi bien que sa reconnaissance comme z_éro.Mais souvenez-vous que les effets de sa conduite intéressant des tiers, qui sont ses enfants, vous pouvez, .ainsi que moi, vous mèler à titre d'an1i du défunt de cette déplorable affaire. Mme L*** ~ refusé déjà des propositions de mariage, à ce qu'elle m'a dit, plus avantageuses que celle de P***, et cela par préf érence pour lui ; depuis deux ans elle nourrit cette pensée de mariage, qu'on lui òtcra , difficilement, et dont je prévois que les suites, de façon ou d'autre, seront désastreuses. J'oserais, si j'étais sur les lieux, faire une opposition très-vive, en soulevant les parents, en éveillant l'amour-propre, et travaillant P*** d'un autre còté; ce serait prendre bien de l'in- térèt, j'en conviens, aux affaires d'autrui; 1nais ce serait faire une bonne action. Et je crois que L·:r-~*-~ eut été capable d'en faire autant. Je vois, à travers vos plaintes, que vous etes aussi peiné que moi de cette intrigue, c'est pourquoi je fais un appel à votre bonne volonté, et que je viole le secret des lettres, en vous donnant con1n1unication de celle ci-jointe. On peut ètre quelquefois perfide pour pro- duire le bien. Je vous quitte pour aujourd'hui; dans un mois au plus tard, vous recevrez mon imprimé. Adieu. Votre dévoué et fidèle cx-collègue, P.-J. PROUDHON • • Biblioteca Gino Bianco
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