Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
DE P .-J. PROUDHON. !03 libraire m'offre de le tirer à 2,000 et de me donnér 25 cent. par exemplaire à fur et mesure de la vente : je veu.x quelque chose de plus précis que ce terme qui ne signifie rien. Chose singulière ! mon discours sur le Dimanche que j 'ai eu peine à laisser réimprimer à ce meme libraire, dans la crainte qu'il ne put le déhiter, s,en va con1me pain bénit: en six jours nOO exe1nplaires étaient enlcvés. J'en suis bien aise pour le lihraire, car pour moi, j'avais renoncé à mes droits. Aussitòt mon Apologie publiée, je .réimprime la Pro~ priété, ce que je n'ai tant retardé de faire que par prudence et par un sage calcul. Les deux Mémoires réunis se soutiendront et s'expliqueront l'un l'autre, de sorte que je n'aurai plus rien à craindre à l'avenir. Voilà où j'en suis pour le moment: du reste je tra- vaille beaucoup, et je voudrais déjà aller faire un tour pour Paques. Mais ce sera retardé jusqu'au mois d'aout. Sans l'Académie, je ne serais pas mercenaire; quelque profit que j 'y puisse trouver, cela ne me va guère. J'avais reçu avant votre lettre du 14, une lettre dc Mm 0 L***, dont je regarde désormais la raison comme désespérée. Si P*** est à Besançon, elle est perdue. Si, au contraire, il n'y est pas encore, je vous prie de joindre vos efforts aux miens, et au hesoin de voir, malgré vos répugnances, les J*ff et les L***, afin de la sauver de ses f olies. Dans ce but, je laisse ouverte la lettre que je lui écris, afin que vous en preniez c.on- naissance : vous la cachetterez après lecture. Rendez ce dernier service à la mémoire de son mari et à ses en- fants. Cette femme n 'est ni méchante, ni vicieuse, elle a mème de bonnes qualités, mais son creur et ses sens l'égarent; et l'isolement où elle se renferme achève de Biblioteca Gino Bianco
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