Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

I DE P.-J. PROUDHON. t99 Paris, 29 février t8'10. \. • • A M. J.-B. PROUDHON Mon cber cousin, il ne faut pasque Jean e.nremontre son curé. Fin contre fin ne vaut rien pour doublure. Pierre qui roule n'amasse pas mousse: Tant va la cruche à l'eau qu'enfin elle se casse. Là où la chèvre est _attachée il faut qu'elle broute. Qui veut noyer son chien, !'accuse de la rage. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. A décrasser un Maure on perd son temps et son savon ..... N'est-ce pas ainsi que par le la sagesse des siècles? Ne sont-ce pas les ma:iimes du sens commun? Un homme qui les professe, qui les admet, qui s'en est pénétré, cet homme-là est-il fqu? J'ai appris, mon cher cousin, avec un vrai chagrin; que vous aviez été souffrant cet hiver; je m'en console, puisque vous allez mieux; n1ais ce qui ~' a tout à f ait rassu~é et réjoui, c'est que votre raison est plus saine et plus vigoureuse que jamais. Personne ne doute, à cet égard, de votre parfait jugement, de votre indomma- geable bon sens ; tandis que moi, chétif, j 'ai beau faire et beau dire, on me croit le iimbre fèlé, et je suis sur que, malgré tout ce que je viens de vous dire pour vous Biblioteca Gino Bianco

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