Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

DB P.-J. PROUDHON. 7H) physique, le droit, l 'économie politique et l'histoire, dc toutes les propositions qui, dans mon dis~ours sur le Dimanche, ont été censurées par la commission ..Je vous déclare de plus que ma franchise ne sera pas moindre, mais pourtant tout aussi mesurée. Si je dis vrai, je veux que l'A.cadé1nie devienne elle-méme mon chef, pet-ra mea et ·roòurmeurn; si je dis faux, elle n 'est compromise . en r1en. , Je viens de lire, dans le JoitrnaldesEcoles, un article très-vif contre le cours de M. Michelet, qui le méritc bien. Ces Messieurs, j'en excepte les professeurs des sciences, font leurs cours par-dessous la jambe. Le babil de salon a pris la place de l'enseignement. Cela a plu quelq-qe temps; et puis, voilà que cet intraitable public redemande du solide, et ne veut plus etre amusé 1nais instruit. Tellement que vous autres de la province, qui faites vos cours sérieusement, e'est vous qui etes maintenant la tete de colonne. J'ai suivi pendant un bon mois MM. Michelet, Rossi, Lenormant, Saint- 1\farc-Girardin; je vous le répète, ils ont tous de l'es- prit, mais ils semblent avoir tous le mot d'ordre pour vanter les bienf aits du régime constitutionnel et prè- cher la centralisation la plus centralisante. Paris est tout, la tele et le coourde la France; ajoutons l'estomac .. J'ai reçu le discours imprimé de votre frère et je lui ai méme écrit à ce_sujet. Vous pouvez l'assurer en par- ticulier que je le mets au nombre de mes meilleurs amis, de ceux que je préfère par toutes les sympathies àe cmur et d'esprit,· que de ces amis-là, je me flatte d'en compter déjà six, et qu'il est du nombre des six. Mon. amitié est peu de chose dans un temps cornrne celui-ci~ parce que je ne suis et ne serai jamais rien dans le monde; mais je ne domande à ~tre re1nboursé qu'en ' Biblioteca Gino Bianco

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