Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 17a je prendrais les moyens d'indemniser par la suite mes créanciers. Si vous avez besoin d'argent, plus queje ne puis_le croire, j 'ai encore plus besoin de liberté, et si je tiens à m'acquitter envers vous pour remplir, autant qu'il est en moi, ma parole, je tiens encore plus à m 'affranchir. Ainsi tout se réunit pour vous prouver que je ne demande pas mieux que de vous désinté- resser. Parent-Desbarres me doit 200 fr.; quand j'ai été pour me faire payer, il m 'a offert des livres, sous prétexte qu'il perdait déjà lui-mème 30,000 francs dans une entreprise à laquelle il ne fait que prèter son nom, et I quand je me st1is présenté pour avoir des livres, il m'a tourné le dos. J'ai sa procuration dans la famille Per- renot; j'en ai chargé Plumey à qui je vous prie de recommander, à l'occàsion, de n'expédier aucun fonds à Parent-Desbarres sans 1n'en donner avis. J e ne désespère toujours pas de Foucaut,· il se déci- dera d'ici au mois de juin, ou bien je ne le reverrai plus. Très-certainement, de quelque manière que ce soit, l'année 1840 verra la fin de mes embarras; je ne de- mande qu'un répit de trois mois. Je vous souhaite la bonne année et des débiteurs sol- vables. ,, V otre ex- associé, P.-J. PROUDHON Biblioteca Gino Bianco ,
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