Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

DE P.-J. PROUDHON. t63 _ Paris, 16 décembre 1839. • i A M. PÉRENNÈS Monsieur Pérennès, votre pensionnaire s'est enf1n remis à l'ceuvre. Après quelques jours de fermen- lation et d'une insupportable inquiétude, mes médi- tations ont repris leurs cours pour ne plus s'ar- reter, je l'espère, qu'au j?ur où je pourrai vous revoir, causer et me reposer près de vous. Mes jour nées se passent entre Reid et Kant ; il est néces- saire que je suspende mes études philologiques pen- dant quelque temps, jusqu'à ce que j'aie terminé mes travaux sur ces deux personnages, que je compte, dans l'enivrement de mon orgueil, mettre pour jamais à la réforme. Cette idée est d'une incroyable audace, j 'en conviens; elle a de quoi soulever tous les mépris et les anathèmes de nos maitres en philosophie, qui, jusqu'à , présent, n'ont vécu que de l'Ecosse et de l'Allemagne. Mais si je ne me trompe, ce qui est très-possible d'ail- leurs, je crois qu'il n'est pas donné à tout le _mondede se tromper comme moi et, après tout, j'aurai haté l'avénement et la démonstration de la vérité . .A propos de Kant, j'ai reçu de Pauthier un nouveau iblioteca Gino Bianco I

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