Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
.. t56 COBRESPONDANCE 8ais pas d'égal ni à Paris, ni ailleurs. Philosophe et philologue, il réunit à un plus haut degré que personne aujourd 'hui les deux facultés les plus précieuses de ·l'esprit humain. Fallot pouvait étre tout cela et, de plus, érudit et bibliographe; une téte si vaste ne pouvait subsister. Bornons-nous donc à bien tracer notre . sillon· et ne cherchons point à égaler notre intelligence à l 'infini de la science. Quand vous serez en Allemagne, faites une compa- raison des idiotismes, de la syntaxe et des formes du français et de l'allemand; cette comparaison n'existe pas, car on ne s'en est jamais occupé, je crois, pour aucune langue; les philologues se contentent trop ai- sément des généralités. Mais pour étre bien faite, cette comparaison doit aller au fond des choses et s'éclairer d'une haute critique et d'une bonne philosophie; ce sera de l'histoire naturelle, comme dit Bergmann. Je m'arréte pour cette fois, n'ayant rien à vous dire et las de vous précher; j 'espère seulement que nous aurons encore quatre ou cinq jours l'un pour l'autre, après quoi notre correspondance nous consolera et pourra quelque jour intéresser le public. Je vous souhaite le bonjour et vous embrasse, P.-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco
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