Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

,I DE P.-J. PROUDHON. Crainte de malheur: je vous .expédierai cette peti te· somme la semaine prochaine par l'intermédiaire de Dessirier. J'accepte l'usufruit et le gardiennage de TOS livres si vous ne trouvez pas à les vendre; je supp-ose, au surplus, que vous ne partez pas pour un exil perpétuel. Je viens de me rernettre au travail; mon Mémoire va s'imprimer; dans huit ou dix jours, vous eh recevrez les épreuves que je vous prie encore de ne point garder trop longtemps. Vos remarques portant principalement sur le style et le gout me seront très-précieuses; vous savez quelle in1portance j 'attache à la forme littéraire. Quant au fond des choses, plus j'y pense, plus je m'en applaudis. L 'escarmouche sera vive et directe : aussi, ce premier pas une fois fait, il n'y aura plus à revenir et je suis engagé pour jamais. C'est ce que je veux. J e vais faire, avant 1110ndépart, un article sur Fallot, sur l'ouvrage de M. Pérennès, et sur celui de Bergier, qui dort dans 1non magasin. J'ai rnis de còté ma ré- ponse à M. Nodier, que l' on n'a pas voulu insérer. J'ai été voir enfin l'a.bbé Dartois, qui est très-content de Fallot, dans lequel il a trouvé, dit-il, la confirmation de toutes ses idées et plusieurs choses qu 'il ignorait; nous avons parlé de la dispute avec M. Nodier, qui pa- rait à l'abbé Dartois fort ignorant et trop bel esprit. J'ai fait part à Messieurs de l'Académie de votre ré- .solution; tout cé qu 'ils ont dit à èet égard consiste en quelques ltélas ! sur la difficulté pour un jeune homme de se placer aujourd'hui. On me conseille de rester im- . pr1meur. Je n.,ai point encore écrit à Bergmann; j'espère que vous passerez par Strasbourg afin de le revoir; c'est un homme avec qui je voudrais vivre et mourir. Je ne lui iblioteca Gino Bianco '

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