Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

' , DE P.-J, PROUDHON. pour les e/froya~les choses que j 'ai à dire. On prétend que toute vérité ne doit pas ètre manifestée avant le temps (c'est au fond I~ seul reproche qu'on m'ait fait); cet adage n'a pas de sens: tant qu'une vérité ne doit pas etre manifestée, elle reste inaperçue; la voir, c'est etre obligé de la dire. Il me tarde de vous voir; je suts jaloux de la récep- tion que vous a faite Béranger et de ses flatteries : vous me dédommagerez en me parlant du personnage. J'ai toujours compté sur vous pour mon Mémoire à l'Institut qu'imprime Terzuolo. Cet imprimeur m'a paru très-honnéte; je lui ai dit déjà que j'abandonnais mes droits pécuniaires sur le premier numéro, vu les corrections et additions. M. Droz a voulu revoir mon épreuve : ses observations m'ont été très-utiles. . Dimanche prochain, j 'irai probablement voir· un curé; aussi ne venez pas dimanche, car vous me feriez rester. Je vous souhaite tous les mois une médaille 'd'ar- gent : je veux étre pendu si je m'avise de vous la dis- puter. Votre ami, P.-J. PaounHoN. Biblioteca Gino Bianco

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