Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

... t5! CORRESPONDANCE de taient, dit-on, a ohtenu un deuxième accessit sans médaille, sur la mème question du Dimanche. J'ai déjà vu M. Pérennès jeune, sourd comme une cloche, rèvant la gloire littéraire, les cheveux peignés, frisés, partagés, quasi joli garçon, et plein d'horreur pour sa condition de correcteur d'imprimerie. Il est e:s.core enfoncé dans le vieux-catholicisme et la pre- traille; bon garçon au demeurant, à qui je voudrais pouvoir ouvrir les oreilles et dessiller les yeux. Il m'a beaucoup parlé de son discours : j' ai vu qu'il s'était surtout étendu sur ce que je me suis efforcé d'abréger, n'ain1ant pas les banalités. M. Droz a été très-mécon- tent que j'eusse concouru. Con-cou-rirpour ttneA-ca- dé-mie, me disait-il, e'estper-dre son temps. J e conviens, ai-je dit, que cela est vrai pour le grand nombre; té- moin moi : une once de cuivre gravé ne vaut pas un mois de travail. Il m'a félicité de votre succès et m'a témoigné qu 'il y prenait part. M. Weiss vous attend et M. Pérennès aussi. Je suis arrivé réellement épuisé : la tete me tourne encore en , vous écrivant. Mon imprimerie reprend un peu d,ac- tivé ; que je la vende ou ne la vende pas, je com- mence par rester imprimeur, sans refuser toutef ois ce qui pourra m'advenir. M. Jouffroy a rendu aussi bon témoignage de moi, de telle sorte qu'après tout, bien loin de m'etre aliéné les esprits, j'ai plus d'an1is et .d,'aà,mi'rateurs qu'auparavant. Je vais m'occuper de l'impression de mon Mémoire, après revue et correction, et je l'enverrai à M. Tissot ainsi qu'à M. Pérennès. Je m'attacherai de plus en , plus à la forme purement scientifique; c'est le moyen de me placer hors des atteintes du parquet. J e serai peut-ètre craint; mais je défie qu'on me poursuive · Biblioteca Gino Bianco

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