Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

I l DEP .-J. PROUDHON. les paroles, les idées et les faits. Mon Mémoire réuni t donc aussi, commc le vòtre, les qualités 4u genre~· il a tout, ce me semble, excepté la médaille. On y a trouvé des digressions, c'était la partie confirmative; des propositions malsonnantes , audacieuses, témé- raires, inadmissibles, au moins pour le moment; des théories de politique et de philosophie spéculatives ; des systèmes d'égalité, etc., et.e., dangereux : cependant on en a déclaré l' orthodoxie irréprochable. Ce qui veut dire que chez mes juges la conscience du chrétien ne pouvait s'empecher d'admettre ce que la prudence des fonctionnaires publics et des membres d'un corps con- stitué défendait de sanctionner. C'est 1non discours enfin qui a fait le plus jaser, qui embarrassait le plus l'Académie, heureuse à la fin d'en avoir trouvé deux passables qu'elle a couronnés ex r;equo: ce sont ceux de MM. Pérennès et Tissot, professeùr de philosophie à Dijon. 1\.1. Pérennès ainé n1'a affirn1é que lui n'aurait pas craint de me couronner, ou at1 moins de me joindre auxautres. J'aime heaucoup mieux la médaille de bronze que l' on 1n'a décernée : n1on Mémoire a été classé à part et hors ligne; cela vaut 1nieux, vous en convien- drez, qu'un ex mqito. Je ne saurais vous dire con1bien 1na vanité est flattée de ce que j 'ai eu pour concurrent le fameux Tissot, dont le travail, asssz 1naì écrit, n 'a <le remarquahle, comme celui de M. Pérennès jeune, que la sagesse des pensées et la moclération. M. Tissot, ce grand réformateur, n'a dopc rien trouvé à dire sur la questi on ou bien il ne l 'a pas osé : cela me donne à peu près la mesure de ~'homme. M. Jouffroy <lit de lui qu'il sera un homme distingué s'il parvient ja'lnais à ét!J4celair. ·Un M. de la Boulaye, ex-député de la Sarthe, ho1n1ne .. BibliotecaGino Bianco I

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