Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
, CORRESPONDANCE n'en serait pas quitte pour ses peines, et quc, puisqu'il avait tiré le vin,. 11 le boirait. Pour moi, mon cher ex-associé, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour trouver aide et assistance à Paris; je vous ait dit une autre fois que je n'avais rien obtenu. J e patirai plus que vous de la société L*1C* et Ce; je ne 1n'en plains pas; cela est dans l'ordre des choses puisque j 'ai persisté. J e voudrais seulement vous con- · vaincre que vos propres intérèts me tiennent plus à cceur que lea miens, et que je ne serai tranquille que lorsque vous serez bien persuadé que je n'ai point ern- péché une liquidation de toutes nos affaires, plus avan- tageuse pour vous. Quand je ne serais pas devenu ac- quéreur avec Vieux, vous n'eussiez pas vendu duvan- toge l'imprimerie, si ce n'est cornme vieu-x. n1atériaux. Or, une pareille vente, croyez-rnoi, sera· plus avanta- geuse dans un un qu'aujourd'hui. Nous ne pouvons que gagner à attendre. La vieille matière se vend ici 15 cen- li1nes la livre; le caractère ueuf, 35 centi1nes_ Voyez tl'après cela, si je vous ai fait manquer de belles offres. Enfin I-Iug~enet me fait encore espérer que je pourrai ou 1n'associer, ou Vèndre à Besançon : j e vous prierai ùonc ici, s'il y a lieu pour vous, de me donner un coup d'épaule et de favoriscr un nouvel arrangement avec quelqu'un. ,. L 'imprin1erie Eve rat est fermée et vendue; il n 'y en a plus. Les imprimeurs travaillent moins que jarnais. Parent-Desbarres suspend l'in1pression de son Ency- clopédiecatliolique, et je ne serai pas mème payé de tous les articles que j 'ai fournis. La crise est à son maximum d'intensité, ce qui me fait présumer qu'elle touche à son terme. J'en augure bien pour mes pro- pres affaires qui sont aussi les votres. Bi·blioteca Gino Bianco
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