Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
ok P.-J. PROUDHON. 135 de vous faire perdre la clientèle 1nilitaire, faites à M. Bailly l'offre de nos impressions, et de nos tableaux composés. Cela ne peut étre~de trop dans l'imprimerie qu'il vient d'acquérir ni embarrasser son commerce. Dites que_je renonce à cette partie. 3° Songez à vous-mème dans les deux mois qui nous restent. M. Chalandre va donner une grande extension à sa maison, précisément vers la mème époque; vous pouvez ètre accueilli de lui avec empres- sement. 4° Ne tirez rien à grand nombre d'ici là, et agissez en tout comme des gens qui font les préparatifs de leur enterrement. Pour moi, ne vous mettez pas en peine; je calculeque je dois 1 O à 11,000 francs, et que j 'ai pour tout cela entre les mains une valeur d'environ 6,000. Je me trouverai devoir 4 à 5,000 francs sans avoir ni bu ni mangé. Cela ne fait rien. Les homrr~es qui n'ont de valeur que par leurs écus, on conçoit que leur attraper 5 francs e'est leur tirer une once de sang; pour moi, je ne suis pas de cette catégorie. Tant que je suis sain de corps et d'esprit, et libre, je suis tout moi- mème. Quant au journal dont vous me parlez, comme je n'ai pas sur quoi baser ma décision, je ne puis qu'en référer à vous-mème. Traitez à tout prix; nous aurons le plaisir de jouer un pied-de-nez à l'auteur quand il vien dr a pour se fai re imprimer. Renouvelez à :fii. Bailly toutes propositions d'acheter tout ou partie, d'imprimer l 'ouvrage en question, de prendre les impressions 1nilitaires~ etc., etc., et répon- dez-moi si, aux conclitions que j' ai acceptées sur vot!e proposition·, vous consentez à suivre les opérations de l'atelier pendant encore deux à trois mois. N'allez pas attribuer ma résolution à impatience ou désespoir; c'est Biblioteca Gino Bianco \
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