Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
CORRESPONDANCE un hangar, sùr et fermant bien, où nous pourrions · transporter tout le bagage de l'imprimerie. Je suis résolu de laisser·en calence tout ce mobilier, jusqu~à ce que je trouve à le vendre sans subir une aussi grande perte, ou qu'il se présente à moi un associé bien fondé, ou enfin que je puisse reco1nmencer par moi-méme à imprimer. Pour le présent, je ne puis ètre à l'étude et aux affaires. Cela mine ma santé et me rend incapable de rien produire. Il me faut, à tout prix, du repos; perdre n'est rien pour moi, mais le souci m'est mortel. Un jour, mon cher lluguenet, nous pourrons nous rejoindre, et moi, vous prouver tout le cas que je fais de vous, et combien j'ai été touché de votre dévouement, quand vous avez cru pouvoir marcher sans moi. Le temps viendra peut-ètre ou je dicterai des lois aux libraires tout .co111meaujourd'hui je suis à leur merci. Il est étrange, en effet, que tous les jours je fournisse de la copie à un irqprimeur, et que je ne puisse m'en procurerà moi-men1e. Cela est pourtant. Je vais vendre n1on Mémoire adressé à l"Institut, 30 francs la feuille, à un journal grammatica!; plus 25 exemplaires qui seront tirés à part. Il y aura au moins 1O francs. J e broche tous les jours pour Parent-Desbarres des arti- cles à 7O francs la feuille; elle en comprend au moins trois ordinaires. Mon ~1é1noire sur le Dimanche, je me croirais trop heureux de trouver un libraire qui s'en chargat pour rien. Après cela, si j 'obtiens du succès, si je suis re1narqué, nous verrons. J e n'ai pas tout dit encore, et il reste de l'encre dans mon écritoire. Ainsi donc : 1 ° Au mois de septembre, fermeture et dén1énagement; j 'en écrirai bientòt à Mmc L**~; pour f>averlir de so pourvoìr. 2° Co1nmo la cessation du travail ne pcut 111anqucr Biblioteca Gino Bianco
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