Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

, , DE P.-J. PROUDHON.• 133 J e ne su1s point étonné que nos affaires aillent si mal; c'est bien pis à Paris. Foucaut m'a dit avant-hier qu'il était plus que jamais question de fermer tout à fait l'imprimerie Everat; les efforts que l'on fait pour sou- tenir cette.immense machine ne sont que des palliatifs. L'imprimerie de Casimir s'est vendue ces jours-ci; les caractères à 15 centimesla livre, uu cicéro neuf, encore en caisse, à 7 sous la livre, et le reste en proportion. Au 20 juin il y avait eu quatre-vingts faillites dans la capitale, depuis le 1 or du mois. M. Gaume sa chargerait peut-étre du manuscrit dont je vous ai parlé; majs il lui faudrait du temps pour exan1iner l'ouvrage, se consulter, traiter avec l'auteur; après quoi, n'y prenant part que co1nme impriineurs, nous n'y gagnerions pas grand'- chose. Si M. Bailly avait voulu s'en charger~ j'aurais fait do mon còté quelque avance de fonds; M. Parent- Desbarres 1ne promet la publicité de sa Revue pério- dique et ses quatre voyageurs; on aurait pu gagner quelque chose, et plus tard faire son bénéfice avec M. Simon de Latreiche. Si je disposais de 3,000 francs en ce mornent, je n'hésiterais pas à entreprendre cette publication, et je ferais partir d'ici une fonte de petit- romain. Mais comme vous savez, pour gagner de l'ar- gent, il faut en avoir déj à ; ainsi laissons ces spécula- tions de coté, et prenons vigoureusement le parti qu'en ce 1noment la nécessité nous impose. S'il est vrai, comn1e il me le parait par votre lettre, que la diminution du loyer d'en haut nous suffise, je me charge de ce loyer; pouvez-vous, moyennant cette décharge, vous soutenir jusqu'au mois de septembre? A celte époque, j'irai à Besançon et je fermerai l'ate- lier. Je vous prierais seulement d'ici là, de chercher dans cruelque coin de la ville, écarlé, une remise ou Biblioteca Gino Bianco , I

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