Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
' 130 CORRESPODDANCE suis malade : la tele et l'estomac succombent parfois; je suis épuisé. J'ai bien des lettres à écrire et des ré- ponses à faire, je n'en ai guère la force. Si mon premier opuscule littéraire obtient quelque succès, je serai bien- tòt en état de publier quelque chose tous les six mois. Il fat1t frapper ferme et dru. J e présumo que vous avez ou de cruoi vous occupcr tout ce mois-ci, puisque vous n'avez pas eu le loisir de m'écrire ; infor1nez-moi de ce quo vous avez de nouveau. J e suis impatient d'avoir une réponso de vous sur tot1tes les choses dont je vous ai parlé dans ma dernièr e lettre, afin que je sache ce que jc dois écriro à M. Prou- clh~:n1. J e n'ai pas revu 1110n associé en perspective; co1n1neil s'élait affilié à des sociétés secrètes, je crains qu 'il ne se soit compromis dans l' émeute; j 'ignare sa demeure, et je n'ai _paseu un n1oment pour aller a11x informations. J'ai vu deux fois M. Sainte-Agathe; il m'a montré l'exemplaire des Mémoires de l 'Académie. J o voudrais que nous pussions i1nprimer aussi bie·.1, n1ais il fau- drait du neuf. La correction est 1nédioere dans ses im- pressions, cependant il m'a dit qu'il avait chez lui un correcteur très-distingué. J e suis dans une grande tristesse : la raison me n1ontro des vérités irréfrJgables, et la connaissance que j'acquiers du monde chaque jour m'apprend que si je dis ces vérités, je fais le sacrifice de mon bien-ètre. 1.'rimporte, la vérité avant toute chose; il arrivera ce qu'il pourra. Saluez de 1na part mcs an1is et connaissances et écrivez-moi. Tout à vous. p .-J. PROUDHON. BibliotecaGino Bianco '
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