Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

; DE P.-J. PROUDHON. raires, toute mon ambition serait d'étre quelquefoi$ votre paquetier. Quant à vous, vous seriez prote in ac- ternum. J e vous laisse à réfléchir sur tout cela. J e ne vous offre plus à vous-méme d'ètre mon collégue, vous savez que la préférence vous est toujours acquise ; vous n'aurez jamais qu'à dire un mot. Mon Mémoire a obtenu une mention honorable ; il s'en est fallu de peu que je n'ai eu la médaille. Per- sonne ne l'a obtenue. Mon ouvrage a beaucoup plu; son défaut a été d'étre trop peu volumineux pour un prix de 1,200 francs. On me conseille de le refaire et de l'imprimer. Si je trouve un libraire, oui; sinon, non. Mme L*** me parle d'une visite qu'elle a faite à M. Proudhon, mon cousi1'; si je l'en crois, mon cousin serait fa.ché contre moi et très-mécontent. J'en suis lTaiment désolé, 1nais je ne puis accepter les reproches injustes qu'il me fait; et si j'aime à ètre conseillé, je n'aime point à convenir des torts que je n'ai pas. Mais Mma L*** elle'-mème ne lui aurait-elle pas déplu ? A Etes-vous vous-meme content d'elle? Voilà sur quoi je voudrais une explication franche de votre part. Vous -rous etes défait de J osillon; sa conduite passée 1ne prouve qu'il n'était point corrigé; j 'eutrevois que la srour pourrait bien avoir aussi quelques-uns des torts du frère. J'attends de vous la vérité. Vous savez que je n'ai pas épousé ni les L*** ni les Jantet. Je crois étre juste, mais je veux que l'on marche droit. Je n'ai pas revu mon jeune homme de Colmar, ainsi les négociations ne sont pas rompues. Toutefois, que cela ne vous empeche pas de faire à M. Bailly les ou- vertures dont je vous parle. S'il n1'a trouvé dur et iras- cible plus d'une fois, il pourrait s'apercevoir qu.., Jn Biblioteca Gino Bianco

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