Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

• DE P .-J. PROUDHON. f23 travaillez, il faut eneore vous charger bravement ed celte corvée. Cette tenue de livres, avec les documents que vous fournissez, n'est rien; et d'ailleurs, vous savez que je n'ai jamais entendu vous donner dans mon cousin un contròleur ni un surveillant. D'abord je n'en avais pas le droit, d'après nos conventions, ensuite je ne vous aurais jamais fait cette injure. J'écris à M. Proudhon dans ce sens. Ainsi, reprenez tous les livres, et si, ce que je ne présume pas devoir arriver, vous aviez besoin de mon autorisation pour quoi que ce fut, je vous l'enverrais sur-le-champ. Tenez toujours exactement, vous vos livres d 'imprimerie et de banque, et Mme L*~ son carnet, eL quand vos livres seraient arriérés de trois mais, avec cela il serait toujours facile de les meltre au niveau. J e vois que le grand ressort est toujours détendu pour vous; l'argent vous manque; ce malheur est au- jourd'hui ce qu'il y a do plus commun. Eussiez-vous la moitié de ce qu'on a dépensé en lampions pour notre bon roi, et vous eussiez de quoi graisser les roues de votre charrettel Les pauvres n'onL point de graisse dans leur soupe; cela n'est point étonnant, elle brùle aux illuminations. Fallot m'a écrit qu'il vous procurait le plus d'ot1vrage qu'il pouvaìt; il me prie en mème temps de parler pour lui à M. Droz, qui parlera à des députés, qui parleront à M. Legrand qui lui a promis une place. Fallot va tou- j ours à son but par cascades • Adieu, je vais à une séance académique. Dessirier va partir pour l'Afrique où il sera gérant de 1O, 000 hec- tares de terre, à o,000 francs d'appointements et 1O p. 1UOd'intérét. p .-J. PROUDl'ION. Biblioteca Gino Bianco ._ I

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