Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

... DE P.-J. PROUDHON. 121 tis1ne; je sais que tous les chefs les plus fameux, dont quelques-uns sont encore sous le poids d'une contu- mace, sont réunis ~ Paris; j 'ai vu quelques-uns de leurs ordres du jour; ils n'attendent qu'un moment favorable pour tomber, comme le chat sur la souris, sur le gouvernement de juillet. Il parait méme que le jour d'ouverture des Chambres avait été fixé, mais qu'on devait prendre conseil des dispositions qu'on rencontrerait dans la bourgeoisie et la garde nationale; j'avais reçu quelques avis qui m'engageaient à ne pas sortir. Les légitimistes, cette fois, ont empéché la res- source de l'émeute : la coalition leur a donné de si grandes espérances qu'ils se croient tout près de leur but. J'ai assisté, le jour de Paques, à la messe à Saint- Eustache. Les pretres et les carlistes vous diront que la France renait à la foi : mensonge l l 'indifférence conduit aux églises comme l'esprit d'opposition défen- dait autrefois d'y entrer. Il y a 600,000 Parisiens de tout age et de tout sexe qui ont moins d'idées reli- · gieuses et morales que Lamotte, qui en savait assez pour discuter sur la question de savoir s'il vaut mieux faire faire la première communion à onze ans qu'à vingt ans. Je n'ai point l'honneur de conna1tre M. Thelmier, mais je sais gré à toutes les personnes qui parlent de moi avec estime et bienveillance. J e ne connais pas davantage M. Gaunard ; je ne connais que M. Gué- nard, sous-bibliothécaire, que je suppose étre le meme dont vous mc parlez. Veuillez lui faire parvenir la lettre ci-incluse. Tout à vous. P.-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco ,

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