Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
I DE J.-P. PROUDHON. i19 mise à une occasion, n 'arrivera que lundi ou mardi. J e ne puis m'empècher de blàmer la timidité très-mal placée de Mmo L **~ ; avec un peu de caractère, elle se serait adressée à M. Proudhon, qui aurait trouvé très-juste sa réclamation, et se serait empressé de l'accuei1lir. - Pour éviter tout embarras de comptes, dans le cas où Mme L*** aurait travaillé pour la liqui- dation, vous paieriez vos brochures à MM. Dessirier et Huguenet, qui, de leur còté, doivent faire la banque à MmeL***. Je vous remercie du ministère : pour étre au service de Louis-Phili ppe, il faut étre sans volonté ou sans esprit. Le premier ne me convient pas; le second, per- sonne n'oserait l'avouer. Ces jours derniers, on disait, par le monde, que M. Decazes, s'étant avisé, au plus fort de la crise ministérielle, d'insinuer une abdication en faveur de Coco-Poulot, Louis-Philippe était entré dans une colère extraordinaire; qu'il avait mis son fils ainé aux arrets, et qu'on avait eu toutes les peines du monde à l'empècher de faire faire le procès au comte Decazes. Cette dernière particularité me rend un peu suspecte la vérité de l'anecdote, que je vous donne d'ailleurs telle que je l'ai entendue. Une chose qui parait plus certaine et que vous aurez vu démentir dans tous ]es journaux, c'est que M. *1r* a réellement près des trois quarts de sa fortune dans les fonds espagnols. Pendant son dernier ministère, il acheta à un prix extrémement bas une grantle quantité de ces actions ou effets, comptant bien déter1niner par son influence sur les affaires un mouve1nent de hausse : il s'est trouvé déçu dans ses espérances. Lorsqu'il était question de son entrée aux affaires, il y a trois se- maines, il avait renoncé, il est vrai, à ses idées d'inter- Biblioteca Gino Bianco I ..
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