Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875

tl8 (CORRESPONDANCE e'était pour le compte de Faivre, qui devait aussitòt renvoyer le chassis in-12. Il en est de rnéme des galées ·que je lui ai laissées : le prix devait ètre celui qui me serait demandé par le m.enuisier Milot, pour une galé~ neuve toute pareille. La lettre qu 'il vous a écrite et que vous rne comrn~niquez ne renf errne pas une honne raison : elle témoigne de l 'envie de ne pas payet et - p~ut-ètre de la mauvaise humeur d'un homrne qui commence à se trouver dans l'emharras. J'ai été surpris de la mort presque subite de Go1net; ., . ✓ mais je le serais eneore plus de voir Noir lui succéder. Certes, après les offres que je lui ai faites, il lui serait. difficile de don.ner une plus forte preuve d'imbécillité. Je iui offrais mémes avantages, méme mattrise, plus belles chances, espérances mietix fondées, et en meme temps je lui demandais bieh moins d;argent. Aujour- d'hui, par la démoralisation typographique· qui règne 1 s'il était mon associé, il pourrait à peu près se flatter que trois imprimeries sur sept à Besançon n'existent plus : il ne nous resterait plus qu'une concurrence réellement redoutable, Sainte-Agathe; car les deux. autres, Deis et Chalandre, sont trop en dehors de notre spécialité et de nos petites affaires pour étre ~omptées. Et c'est là le momènt qu'itait prendre Noir pour élever autel contre autel I Il faut etre bien aveuglé par l'amour-propre et l'égoisme. Il e11sera ce qu'il voudra; mais j' ose espérer qu'un jotir il pourra reconnaitre, à son grand déplai~ir, la justessè de cette combinaison, et que, moi, je 11'aurai pas lieu de regretter son alliance. Qu'il essaie du tnétier, et je l'attends dans trois ans. Sì vous voyez Mme L***,dites-lui que, conformé1nent à son désir, j'ai écrit à mon parent Proudhon pour qu'on la paie plus exacternent. Ma lettre, que j' ai re- Biblioteca Gino Bianco

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==