Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 111 M. D:r;-oz.En somme, et après de longs détails sur mes affaires, je lui ai dit que je devais 10,000 francs, c'est- à-dire 500 francs d'intérèts par an. Il a répondu que ce n'était pas un mal sans remède, et qu'il n'y avait pas de quoi se décourager. Je suis vraiment joyeux qu'il envisage la chose sous ce point : le remède sera peut-ètre plus tot trouv~. · Depuis que Vieux a quitté Paris, je n'ai pas de ses nouvelles ; on vient de me demander le second Bergier qu'il a vendu. Vous ignorez peut-étre qu'il n'en existe plus nulle part, ni dans le magasin ni ailleurs ; il serait donc à propos d'en faire brocher au moins deux cents, sur lesquels vous m'enverri_ez quelques douzaines. Lorsque j 'ai conté à Vieux notre tirage particulier du Solilogisme, il en a paru blessé, ce que j'attribue moins à la délicatesse de sa conscience qu'au dépit de n'y avoir pas pensé pour lui-n1éme. Toutefois, il serait, pour le moment actuel, peu disposé à faire précéder les intérèts du curé de Brezolles par les nòtres ; car ce curé 111anque d'argent, et Vieux aussi. Ne comptez donc pas de sitòt sur la coopératio.n, et tachez plutòt de faire quelque chose avec le curé de Riez, ou tout autre. J e pensais que la de1ni-feuille dont vous me parlez était co1nposée et tirée ; peut-ètre que ma mén1oire me sert n1al; vérifiez, s'il vous plait, les livres d'in1pres- sion et de banque. Du reste, agissez comme il vous plaira. J'avais cru devoir donner à Mmc Li~~~IE quelques aver- tissements généraux sur ce que vous m'aviez dit : il me parait que mes avis l'ont blcssée, car, ni par vous, ni par aucune autre voie, je n'ai reçu de lettre de sa part depuis plus de deux n1C>is. Ce serait sottise à elle de prendre si 1nal des avis dictés par le seul intérèl Biblioteca Gino Bianco
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