Correspondance de P. J. Proudhon - Vol. 1 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 107 vailler. M. Droz m'a déjà répété plus dé quatre fois qu'il ne peut s'imaginer par quel secret j'ai appris à écrire en français, et que tout ce qu'il voit de plus clair dans ma façon d'ét-qdier, c'est que je perds mon temps. S 'il n 'y avait pas là quelques preuves matérielles pour le tranquilliser, il me regarderait, je crois, comme un écolier désespéré. Aussi trouve-t-il que je ne suis pas aisé à conduire. De tout ce qu'il me conseille, je n'ai encore fait que ce que je voulais comme lui. Cependant, nous vivons bien ensemble, et je l'aime sincèrement .. Je compte toujours sur l'accession de M. Foucaut à l 'imprimerie. Il désire, il a envie; puis il a peur, il n'ose pas. Et je ne le presse pas. Je veux maintenant qu_'en devenant mon associé, s'il le devient, il m'ait obligation. Tout change dans ce monde; et par consé- quent nos différents ròles. I-Iermann n'est pas heureux : ses appointements ne peuvent lui suffire ; il a la table et 200 francs par an. Sa chambre lui en emporte 96. Son patron lui a fait souscrire dernièrement un billet à ordre, au 24 avril • prochain ; il ne comprenait pas clairement ce qu'il fa~- sait, et n 'a pu me rien expliquer sur les intentions présumables de son maitre. Il est évident que 00-billet, signé Hermann, est une valeur fictive dont son maitre a besoin : cela frise le faux. Ce pauvre Hermann tremhle d'étre mis en prison pour dettes, et j'ai eu beaucoup de peine à le rassurer. J e lui ai fait gagner quelque chose par un raccommodage; il est plus en- dormi que jamais. Il serait très-urgent de lui procurer quelques secours, en attendant qu'il puisse se caser ailleurs. L ,imprimerie est morte. J'ignore si MmeL*** se remarie, mais je suis bien aise que sa santo soit meilleure. Jusqu'à présen~, la \ Biblioteca Gino Bianco , \
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